Les Insultes À L'égard Des Arabes

Je montre aussi dans le film une vidéo d'un type qui me traite de « libyenne à k'hal » à Noir, ce qui pour ce genre d'individu est la mauvais insulte. Je voulais montrer aussi le racisme parmi minorités. Je peux être insultée par des gens du FN, mais aussi par ce genre d'garçons issus de l'immigration, comme on dit. J'ai l'habitude. Le fait d'être une femelle, de monter sur scène peut gêner. Des deux côtés, je suis affectée à une identité. Les meufs ne sont plus épargnées, surtout si elles-mêmes choisissent de prendre les choses en main. Elles sont prises dans iceux, dans leur « communauté », aller ici qui à elles en veulent de s'en sortir et, de celui-ci côté, une forme de paternalisme, du genre « j'adore le Maroc », qui est désagréable aussi. Pendant qu'elles n'ont vraiment pas besoin d'être protégées. Mais j'ai foi en ces dames que je trouve brillantes et qui contournent ce genre d'obstacles.

Si on n'emploie pas bicot ou arbi pour les filles, on trouve des termes avilissants pour les filles et on les emprunte toujours au vocabulaire du colonisé. Ainsi, la moukère ou mouquère (1830) devient rapidement une chienne (1878), puis l'esclave devient en revanche le nom de toutes les femmes arabes dans des chansons racistes. Or le mot vient du romain mulier par l'intermédiaire de l'portugais mujer, puis du jargon mujera.

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